Parmi les grandes surprises que j'aurai connues en évoluant au sein des étudiants en littérature d'autres universités que la mienne, il y a celle-ci: Dieu que les étudiants et étudiantes sont conservateurs! Comment peut-on étudier dans un domaine marginal et être si conservateur?! Puisque je ne doute pas un seul instant qu'on puisse affirmer que l'étude de la littérature est un champ d'étude assez marginal si on considère, par exemple, les perspectives d'emploi et les réactions de nos interlocuteurs lorsqu'on leur apprend qu'on étudie la littérature. Évidemment, dans l'échelle de la marginalité, nous ne dépassons pas les étudiants en philosophie qui pour leur part ne dépassent pas les étudiants en sciences des religions. N'empêche, on s'entend-tu que l'étude de la littérature n'attire (en tous cas, au Québec) ni le respect, ni une considération minimale et encore moins la sympathie?
Comment donc peut-on opter pour un mode de vie marginal et demeurer dans tous les aspects de sa vie conservateurs? Comment peut-on ressasser les mêmes idées reçues, les mêmes préjugés que ceux des gens qui évoluent dans des milieux autrement plus conservateurs a priori? Ce n'est pas que je crois que par une quelconque qualité innée les étudiants en littérature sont plus ouverts. Simplement, se retrouver dans une position somme toute marginale devrait nous emmener à développer une sympathie à l'égard des autres marginaux, des bien plus marginaux que nous. Eh non! Il n'en est rien!
Nous avons eu hier une conversation sur les geeks. Pour mes camarades, par ailleurs réellement sympathiques, il allait de soi que d'opter pour une existence plus virtuelle (en fréquentant par exemple) des jeux en ligne expulsait les individus qui s'y adonnaient tout droit en-dehors de la vraie vie. Elles ne pouvaient pas percevoir toute la réalité des échanges interpersonnels sur le net et pour elles il n'y avait rien de tels que les vrais contacts dans la vraie vie avec leurs vrais amis. En voilà une idée reçue! Bordel, ce n'est pas comme si nous étions les plus ancrées dans cette vraie vie ,dont elles vantaient tant les mérites, non plus! Ce n'est pas comme si nous étions des scientifiques ou des travailleuses manuelles! Pour combien de gens la littérature n'équivaut-elle qu'à du pelletage de nuages, pour utiliser cette fabuleuse expression? On sentait aussi tous les mépris envers les geeks de ces jeunes femmes qui ont des vies équilibrées, avec des chums, des amis, une alimentation saine et une pratique régulière de l'activité physique, tout ça, sans excès, bien sûr. Comme tout le reste du monde. Je sais très bien que c'est une idée fortement ancrée dans tous les esprits et qu'il n'y a pas grand monde qui puisse remettre en question une certitude comme celle-là, mais c'est sûr que je m'attendais à un minimum d'ouverture de la part d'étudiantes en littérature.
Ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Il y en aurait des centaines.
Et c'est pourquoi que parmi tous les types de gens, bien avant les étudiants en littérature et les gens du milieu littéraire en général, ceux que je préfère entre tous ce sont les geeks!
Comment donc peut-on opter pour un mode de vie marginal et demeurer dans tous les aspects de sa vie conservateurs? Comment peut-on ressasser les mêmes idées reçues, les mêmes préjugés que ceux des gens qui évoluent dans des milieux autrement plus conservateurs a priori? Ce n'est pas que je crois que par une quelconque qualité innée les étudiants en littérature sont plus ouverts. Simplement, se retrouver dans une position somme toute marginale devrait nous emmener à développer une sympathie à l'égard des autres marginaux, des bien plus marginaux que nous. Eh non! Il n'en est rien!
Nous avons eu hier une conversation sur les geeks. Pour mes camarades, par ailleurs réellement sympathiques, il allait de soi que d'opter pour une existence plus virtuelle (en fréquentant par exemple) des jeux en ligne expulsait les individus qui s'y adonnaient tout droit en-dehors de la vraie vie. Elles ne pouvaient pas percevoir toute la réalité des échanges interpersonnels sur le net et pour elles il n'y avait rien de tels que les vrais contacts dans la vraie vie avec leurs vrais amis. En voilà une idée reçue! Bordel, ce n'est pas comme si nous étions les plus ancrées dans cette vraie vie ,dont elles vantaient tant les mérites, non plus! Ce n'est pas comme si nous étions des scientifiques ou des travailleuses manuelles! Pour combien de gens la littérature n'équivaut-elle qu'à du pelletage de nuages, pour utiliser cette fabuleuse expression? On sentait aussi tous les mépris envers les geeks de ces jeunes femmes qui ont des vies équilibrées, avec des chums, des amis, une alimentation saine et une pratique régulière de l'activité physique, tout ça, sans excès, bien sûr. Comme tout le reste du monde. Je sais très bien que c'est une idée fortement ancrée dans tous les esprits et qu'il n'y a pas grand monde qui puisse remettre en question une certitude comme celle-là, mais c'est sûr que je m'attendais à un minimum d'ouverture de la part d'étudiantes en littérature.
Ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Il y en aurait des centaines.
Et c'est pourquoi que parmi tous les types de gens, bien avant les étudiants en littérature et les gens du milieu littéraire en général, ceux que je préfère entre tous ce sont les geeks!
Lieu: N2T2
Trame sonore: Aqua - Candyman
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