Voilà environ dix ans que je fréquente plus ou moins assidûment le FTA (anciennement Festival de Théâtre des Amériques et désormais Festival TransAmérique, ce qui est plus trendy mais pas mal moins clair que l'ancien nom du festival). Environ dix ans que je me dis: « Lors de la prochaine édition, je verrai tous les spectacles. » Je croyais que ce fameux moment était venu. Apparemment, ce n'est pas le cas. Pour pouvoir bénéficier du rabais qui rendait une telle entreprise possible, il eut fallu acheter nos billets avant la fin avril et nous ne pouvions pas.
Dans l'impossibilité de tout voir, je n'ai, en vérité, plus envie de voir grand chose. J'ai le sens des justes proportions et de l'équilibre! Le pire, ce n'est même pas parce que je tiens à voir tous les spectacles. J'ai brièvement parcouru le programme et il n'y a pas grand chose qui m'a allumée, contrairement à l'habitude. C'est même pour la raison inverse, mon désir ne pouvant se fixer sur rien, je me dis: « Autant tout essayer! » Je ne me sens pas en mesure de faire un choix. Ça ne m'arrive pas souvent, de n'avoir envie de rien... Je déteste ça. (Précisons que je n'ai pas envie de rien, en général, juste dans ce cas précis. Peut-être que c'est simplement parce que j'épuise mon désir ailleurs. Qui sait?) Je parle de tout essayer alors que je ne me sens pas du tout ouverte à l'inconnu. C'est ce qui se produit quand on vit les déceptions un peu trop intensément. Et quand on a toujours de grandes attentes. Mais je m'égare.
Certes, il est vrai que mes deux dernières expériences au théâtre m'ont dégoûtée. J'avais beau avoir eu droit à la surprise extraordinaire de Ce qui meurt en dernier de Denis Marleau et juste avant du spectacle de Jocelyne Montpetit, ces deux moments de grâce ne m'ont pas parée contre le dégoût intense de L'homme sans but et de Blasté. J'aurais dû foutre le camp comme je l'ai déjà fait. Mais je ne l'ai pas fait. Et là, je n'ai plus envie de voir une pièce de théâtre ou un spectacle de danse. Ô grand drame existentiel!
Pour tout dire, j'ai juste peur de manquer quelque chose. Quand on vit un peu trop à la remorque de ses états d'âme et de ses caprices, on passe à côté de pas mal de choses. J'essaie donc de ne pas trop m'écouter. Mais pour tout dire, l'idée de ce festival me déprime pour une foule de raisons dont je ne parlerai pas. Qu'importe...
Et puis, ça ne rime à rien, tout ça! La preuve est maintenant donnée qu'il est beaucoup plus facile de communiquer l'ennui en exprimant son ennui que l'enthousiasme en témoignant de son enthousiasme!
Dans l'impossibilité de tout voir, je n'ai, en vérité, plus envie de voir grand chose. J'ai le sens des justes proportions et de l'équilibre! Le pire, ce n'est même pas parce que je tiens à voir tous les spectacles. J'ai brièvement parcouru le programme et il n'y a pas grand chose qui m'a allumée, contrairement à l'habitude. C'est même pour la raison inverse, mon désir ne pouvant se fixer sur rien, je me dis: « Autant tout essayer! » Je ne me sens pas en mesure de faire un choix. Ça ne m'arrive pas souvent, de n'avoir envie de rien... Je déteste ça. (Précisons que je n'ai pas envie de rien, en général, juste dans ce cas précis. Peut-être que c'est simplement parce que j'épuise mon désir ailleurs. Qui sait?) Je parle de tout essayer alors que je ne me sens pas du tout ouverte à l'inconnu. C'est ce qui se produit quand on vit les déceptions un peu trop intensément. Et quand on a toujours de grandes attentes. Mais je m'égare.
Certes, il est vrai que mes deux dernières expériences au théâtre m'ont dégoûtée. J'avais beau avoir eu droit à la surprise extraordinaire de Ce qui meurt en dernier de Denis Marleau et juste avant du spectacle de Jocelyne Montpetit, ces deux moments de grâce ne m'ont pas parée contre le dégoût intense de L'homme sans but et de Blasté. J'aurais dû foutre le camp comme je l'ai déjà fait. Mais je ne l'ai pas fait. Et là, je n'ai plus envie de voir une pièce de théâtre ou un spectacle de danse. Ô grand drame existentiel!
Pour tout dire, j'ai juste peur de manquer quelque chose. Quand on vit un peu trop à la remorque de ses états d'âme et de ses caprices, on passe à côté de pas mal de choses. J'essaie donc de ne pas trop m'écouter. Mais pour tout dire, l'idée de ce festival me déprime pour une foule de raisons dont je ne parlerai pas. Qu'importe...
Et puis, ça ne rime à rien, tout ça! La preuve est maintenant donnée qu'il est beaucoup plus facile de communiquer l'ennui en exprimant son ennui que l'enthousiasme en témoignant de son enthousiasme!
- Lieu:Bureau jaune
- Trame sonore:Kirlian Camera - Twillight Fields, Drifting, Erinnerung, Eclipse V4


