Oubliez ce que j'écrivais à propos de la bière. L'alcool c'est mal! Tenez-vous le pour dit! L'alcool a cet effet d'annihiler à moyen terme toute volonté. Avec l'alcool, c'est tout pour maintenant et rien plus tard. L'alcool consacre le présent et liquide l'avenir. Voilà pourquoi, sous l'effet du lendemain de veille (assez léger pourtant - hélas!), je n'étais aujourd'hui qu'une larve. Certes, il m'arrive de manquer de volonté, mais la possibilité de retrouver ma volonté demeure présente. Pas les lendemains de veille...
Ouais, l'alcool c'est mal. Et je compte bien remettre ça bientôt! Voir des gens c'est bien! Pas tout le temps, pas au point de nous dérober à nos obligations, mais parfois. Et boire avec des amis est quand même un des grands plaisirs de la vie. J'ai passé une belle soirée hier, entre autres en compagnie de mes co-organisatrices du colloque sur Houellebecq. Nous avions eu tant de plaisir à travailler ensemble pendant un an. C'était un grand bonheur de les revoir! Évidemment, l'université a de beaux côtés. Organiser un colloque dans un enthousiasme partagé et un esprit d'équipe réel, c'est splendide. Ça arrive sans doute plus souvent que je ne le crois dans mes élans les plus pessimistes... J'ai beau avoir des projets personnels pour le moment tant convoité de « l'après-dépôt », la perspective de ne plus partager à aucun projet collectif m'attriste vraiment.
*****
La paternité, c'est très sexy! Il n'y a rien à faire, voir un homme s'occuper de son enfant, ça provoque chez moi un de ces effets! En fait, avec ou sans enfant en sa compagnie, un bon père se voit immédiatement octroyé un sex appeal incomparable. Je pense entre autres à un homme qui, bien que d'une beauté incontestable, m'avait toujours laissée de marbre. Je savais qu'il était attirant, mais je ne le comprenais pas. Après la naissance de son enfant, à mesure que ses cernes ont commencé à se creuser et encore plus après que je l'aie entendu parler de sa progéniture, j'ai enfin commencé à comprendre l'attirance que la gent féminine au grand complet ressentait à son égard- qui n'était sans doute plus le sentiment que je n'avais jamais réussi à comprendre.
Tout juste en face de chez moi, il y a aussi ce jeune homme d'un style mi-hippie mi-branché que je vois toujours sortir en compagnie de son enfant. La première fois que je l'ai vu descendre l'escalier avec la poussette, j'ai été immédiatement charmée! Moi qui suis si peu consciente de mes voisins, je l'ai souvent remarqué depuis monter ou descendre l'escalier, toujours en compagnie de son enfant. Plus tôt dans la soirée, je l'ai aperçu sur son large balcon en compagnie de sa petite. La lumière du crépuscule était si belle en plus. À partir de la salle à manger, un peu en retrait, je les observais. Je n'arrivais pas à détacher mon regard de cette scène tendre et virile. En plus, il était vêtu d'un jeans et d'un t-shirt blanc, le costume par excellence de l'homme viril dans l'imaginaire nord-américain. J'étais si troublée que je n'osais pas retourner m'installer à mon bureau, tout juste devant ma fenêtre...
J'ai justement rêvé la nuit dernière qu'un de mes amis, un homme que je n'avais jamais vu, me confiait sa fille, une enfant de deux ou trois ans. Je m'étais assise par terre, la petite sur mes genoux. Et à ce moment, j'ai aperçu un autre ami à moi, un vrai celui-là, qui est lui aussi père, que j'ai en fait toujours connu comme père. Mais bon, je ne pense pas que je l'ai aperçu dans mon rêve parce que je rêvais à la paternité, mais plutôt que j'ai rêvé à cette histoire de paternité parce que j'avais pensé à lui tout récemment.
Enfin, ça suffit toutes ces histoires de progéniture! J'imagine trop Amélie jubiler en lisant ça...
Ouais, l'alcool c'est mal. Et je compte bien remettre ça bientôt! Voir des gens c'est bien! Pas tout le temps, pas au point de nous dérober à nos obligations, mais parfois. Et boire avec des amis est quand même un des grands plaisirs de la vie. J'ai passé une belle soirée hier, entre autres en compagnie de mes co-organisatrices du colloque sur Houellebecq. Nous avions eu tant de plaisir à travailler ensemble pendant un an. C'était un grand bonheur de les revoir! Évidemment, l'université a de beaux côtés. Organiser un colloque dans un enthousiasme partagé et un esprit d'équipe réel, c'est splendide. Ça arrive sans doute plus souvent que je ne le crois dans mes élans les plus pessimistes... J'ai beau avoir des projets personnels pour le moment tant convoité de « l'après-dépôt », la perspective de ne plus partager à aucun projet collectif m'attriste vraiment.
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La paternité, c'est très sexy! Il n'y a rien à faire, voir un homme s'occuper de son enfant, ça provoque chez moi un de ces effets! En fait, avec ou sans enfant en sa compagnie, un bon père se voit immédiatement octroyé un sex appeal incomparable. Je pense entre autres à un homme qui, bien que d'une beauté incontestable, m'avait toujours laissée de marbre. Je savais qu'il était attirant, mais je ne le comprenais pas. Après la naissance de son enfant, à mesure que ses cernes ont commencé à se creuser et encore plus après que je l'aie entendu parler de sa progéniture, j'ai enfin commencé à comprendre l'attirance que la gent féminine au grand complet ressentait à son égard- qui n'était sans doute plus le sentiment que je n'avais jamais réussi à comprendre.
Tout juste en face de chez moi, il y a aussi ce jeune homme d'un style mi-hippie mi-branché que je vois toujours sortir en compagnie de son enfant. La première fois que je l'ai vu descendre l'escalier avec la poussette, j'ai été immédiatement charmée! Moi qui suis si peu consciente de mes voisins, je l'ai souvent remarqué depuis monter ou descendre l'escalier, toujours en compagnie de son enfant. Plus tôt dans la soirée, je l'ai aperçu sur son large balcon en compagnie de sa petite. La lumière du crépuscule était si belle en plus. À partir de la salle à manger, un peu en retrait, je les observais. Je n'arrivais pas à détacher mon regard de cette scène tendre et virile. En plus, il était vêtu d'un jeans et d'un t-shirt blanc, le costume par excellence de l'homme viril dans l'imaginaire nord-américain. J'étais si troublée que je n'osais pas retourner m'installer à mon bureau, tout juste devant ma fenêtre...
J'ai justement rêvé la nuit dernière qu'un de mes amis, un homme que je n'avais jamais vu, me confiait sa fille, une enfant de deux ou trois ans. Je m'étais assise par terre, la petite sur mes genoux. Et à ce moment, j'ai aperçu un autre ami à moi, un vrai celui-là, qui est lui aussi père, que j'ai en fait toujours connu comme père. Mais bon, je ne pense pas que je l'ai aperçu dans mon rêve parce que je rêvais à la paternité, mais plutôt que j'ai rêvé à cette histoire de paternité parce que j'avais pensé à lui tout récemment.
Enfin, ça suffit toutes ces histoires de progéniture! J'imagine trop Amélie jubiler en lisant ça...
- Lieu:Bureau jaune
- Trame sonore:Sons & Daughters (j'écoutais ça avant de commencer à parler de paternité!)



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