Il y a des gens qui réussissent cet exploit extraordinaire de faire d'un moment a priori pénible un moment de félicité incroyable.
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Hier soir, je me suis empoisonnée. Au propre, pas au figuré. Pas comme dans « l'amour est un poison violent». Non, juste stupidement empoisonnée. Quelle tristesse de terminer sur une note aussi sinistre un bon repas. Damn you, ragoût du dimanche de Josée Di Stasio! Peut-être devient-il toxique les autres jours de la semaine? Qui sait? Ou damn you pièce de viande empoisonnée. Ou damn us qui nous sommes empoisonnées nous-même... Enfin, c'est sinistre! Avec un bon vin en plus... Il y avait des semaines que nous n'avions pas bu de vin avec notre repas. Les temps étaient durs. Là, ils ne le sont plus, mais c'est temporaire, très temporaire. Profitons-en quand même un peu.
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Je bois si peu ces temps-ci qu'à peine une coupe de vin avait réussi à provoquer une euphorie notable. Ça m'a permis de me rappeler que l'ivresse du vin est la meilleure qui soit. (Bon, après celle de l'absinthe, mais là on entre dans une autre catégorie!) La bière c'est bon mais si lourd. Ça ne permet pas les mêmes envolées que le vin. Quel malheur que d'habiter dans un pays où le bon vin coûte si cher... Il faudrait étudier un jour les méfaits de l'accès restreint au bon vin. Je suis persuadée qu'ils doivent être innombrables!
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Je suis seule avec les chats cette fin de semaine. Cette fin de semaine c'est vite dit puisqu'Amélie est partie ce matin et qu'elle revient demain. Ça signifie quand même une nuit à dormir seule. Voilà une chose embêtante. Le moindre changement trouble mon sommeil et je sais qu'il me sera difficile de m'endormir ce soir en l'absence d'Amélie. Peut-être pourrais-je régler ça en ne dormant pas du tout? C'est ce que je devrais faire, de toute manière. Après tout, c'est parce que je devais travailler que je n'accompagne pas Amélie chez sa mère à Sherbrooke. Quand même dommage. J'aime bien Sherbrooke! Et je m'ennuie du Chat noir, la charmante petite librairie à Lennoxville. Dans quelques semaines, sans doute, y retournerons-nous. D'ici là, j'ai un mémoire à terminer et un appart à peinturer. Ce qui n'est pas peu de choses... J'ai si hâte que notre appart soit recouvert de nos couleurs, pas de ces couleurs qui respirent le bon goût et l'ennui... Je veux des couleurs énergiques! En fait, nous reprendrons certaines couleurs mais dans leur version lumineuse. Ce sera la première fois de ma vie que je paierai pour repeindre un appart. Il n'y a pas à dire, je m'embourgeoise.
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Avant de dormir, nous avons regardé hier le premier épisode d'une des séries télévisées les plus adorables du monde, Pushing Daisies. Je ne m'attendais pas à regarder une feel good série, mais ce n'était pas pour me déplaire. Je crois que les feel good productions sont l'exact contraire de l'art, mais c'est un de mes plaisirs coupables. Et puis, ça donne un peu d'oxygène aux idées sombres qui peuvent être assez suffocantes. Tout ça, bien sûr, ce ne sont que justifications. Je l'ai dit: c'est un plaisir coupable.
Pushing Daisies, dont l'esthétique fait beaucoup penser aux films de Tim Burton et aussi au délicieux Millions de Danny Boyle, parle de Ned, un homme doté de la capacité de ramener les morts à la vie par un simple toucher. Hélas, a-t-il appris à ses dépens, un deuxième toucher ramène l'être touché dans le royaume des morts. Il ne peut donc plus jamais toucher un être cher qu'il a ressuscité, comme par exemple son chien Digby grâce auquel il a pris conscience de son don. Vous imaginez le reste! Ou peut-être pas. La destinée de notre héros a beau être tragique, la série n'a rien de tragique. Pushing Daisies est un feuilleton drôle, charmant et kitsch à souhait. Et Chuck (superbe surnom de Charlotte Charles), le premier amour de Ned, est presque aussi charmante que Maggie Gyllenhal dans Stranger than Fiction. C'est dire!

Chuck!


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Hier soir, je me suis empoisonnée. Au propre, pas au figuré. Pas comme dans « l'amour est un poison violent». Non, juste stupidement empoisonnée. Quelle tristesse de terminer sur une note aussi sinistre un bon repas. Damn you, ragoût du dimanche de Josée Di Stasio! Peut-être devient-il toxique les autres jours de la semaine? Qui sait? Ou damn you pièce de viande empoisonnée. Ou damn us qui nous sommes empoisonnées nous-même... Enfin, c'est sinistre! Avec un bon vin en plus... Il y avait des semaines que nous n'avions pas bu de vin avec notre repas. Les temps étaient durs. Là, ils ne le sont plus, mais c'est temporaire, très temporaire. Profitons-en quand même un peu.
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Je bois si peu ces temps-ci qu'à peine une coupe de vin avait réussi à provoquer une euphorie notable. Ça m'a permis de me rappeler que l'ivresse du vin est la meilleure qui soit. (Bon, après celle de l'absinthe, mais là on entre dans une autre catégorie!) La bière c'est bon mais si lourd. Ça ne permet pas les mêmes envolées que le vin. Quel malheur que d'habiter dans un pays où le bon vin coûte si cher... Il faudrait étudier un jour les méfaits de l'accès restreint au bon vin. Je suis persuadée qu'ils doivent être innombrables!
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Je suis seule avec les chats cette fin de semaine. Cette fin de semaine c'est vite dit puisqu'Amélie est partie ce matin et qu'elle revient demain. Ça signifie quand même une nuit à dormir seule. Voilà une chose embêtante. Le moindre changement trouble mon sommeil et je sais qu'il me sera difficile de m'endormir ce soir en l'absence d'Amélie. Peut-être pourrais-je régler ça en ne dormant pas du tout? C'est ce que je devrais faire, de toute manière. Après tout, c'est parce que je devais travailler que je n'accompagne pas Amélie chez sa mère à Sherbrooke. Quand même dommage. J'aime bien Sherbrooke! Et je m'ennuie du Chat noir, la charmante petite librairie à Lennoxville. Dans quelques semaines, sans doute, y retournerons-nous. D'ici là, j'ai un mémoire à terminer et un appart à peinturer. Ce qui n'est pas peu de choses... J'ai si hâte que notre appart soit recouvert de nos couleurs, pas de ces couleurs qui respirent le bon goût et l'ennui... Je veux des couleurs énergiques! En fait, nous reprendrons certaines couleurs mais dans leur version lumineuse. Ce sera la première fois de ma vie que je paierai pour repeindre un appart. Il n'y a pas à dire, je m'embourgeoise.
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Avant de dormir, nous avons regardé hier le premier épisode d'une des séries télévisées les plus adorables du monde, Pushing Daisies. Je ne m'attendais pas à regarder une feel good série, mais ce n'était pas pour me déplaire. Je crois que les feel good productions sont l'exact contraire de l'art, mais c'est un de mes plaisirs coupables. Et puis, ça donne un peu d'oxygène aux idées sombres qui peuvent être assez suffocantes. Tout ça, bien sûr, ce ne sont que justifications. Je l'ai dit: c'est un plaisir coupable.
Pushing Daisies, dont l'esthétique fait beaucoup penser aux films de Tim Burton et aussi au délicieux Millions de Danny Boyle, parle de Ned, un homme doté de la capacité de ramener les morts à la vie par un simple toucher. Hélas, a-t-il appris à ses dépens, un deuxième toucher ramène l'être touché dans le royaume des morts. Il ne peut donc plus jamais toucher un être cher qu'il a ressuscité, comme par exemple son chien Digby grâce auquel il a pris conscience de son don. Vous imaginez le reste! Ou peut-être pas. La destinée de notre héros a beau être tragique, la série n'a rien de tragique. Pushing Daisies est un feuilleton drôle, charmant et kitsch à souhait. Et Chuck (superbe surnom de Charlotte Charles), le premier amour de Ned, est presque aussi charmante que Maggie Gyllenhal dans Stranger than Fiction. C'est dire!
Chuck!
- Lieu:Bureau jaune
- Trame sonore:Feist - The Reminder



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